

Les bienfaits du running sur la santé physique et mentale
Avec l’intervention du Docteur Solène Joubert
La course à pied s’est imposée comme l’une des activités physiques les plus populaires de ces dernières années. Pratiquée depuis l’enfance par certains ou découverte plus tard par d’autres, elle séduit par ses nombreux bienfaits, tant sur la santé physique que mentale.
“Il s’agit d’un sport complet travaillant l’endurance avec impact direct sur le système cardiovasculaire”, explique le docteur Solène Joubert, membre du Squad Athletic.
En effet, lors de l’effort, la fréquence cardiaque s’élève, favorisant l’apport et le transport de l’oxygène dans le sang, tandis que la dilatation des vaisseaux sanguins dans les muscles actifs rend la circulation plus fluide.
À long terme, le cœur gagne en efficacité : le myocarde se renforce et la fréquence cardiaque au repos diminue. La circulation sanguine s’améliore, réduisant ainsi les risques cardiovasculaires. C’est pourquoi la course à pied contribue à la prévention de nombreuses maladies, notamment le diabète, le cholestérol élevé, l’insuffisance cardiaque ou encore la coronaropathie.
Du point de vue musculo-squelettique, les muscles les plus sollicités sont ceux de la chaîne postérieure (ischio-jambiers, mollets), de la chaîne antérieure (quadriceps, fessiers) ainsi que les stabilisateurs du bassin (obliques, moyens fessiers).
Pendant la course, les muscles se contractent, les articulations absorbent les impacts et le squelette subit de micro-chocs mécaniques qui stimulent sa solidité.
Avec le temps, les membres inférieurs se renforcent, les muscles posturaux se développent et le système neuromusculaire s’améliore, rendant les mouvements plus précis et plus fluides. Les articulations gagnent en résistance, notamment grâce à l’élasticité accrue des tendons et des ligaments.
À l’inverse, une mauvaise gestion de la charge d’entraînement peut entraîner des blessures bien connues des coureurs : fractures de fatigue, tendinopathies ou déchirures musculaires.

Au-delà de l’aspect physiologique, la course à pied est aussi un véritable exutoire mental. “C’est un sport individuel à progression collective”, souligne le Dr Joubert.
Elle explique que l’activité physique stimule la production d’endorphines et de dopamine.
L’endorphine, souvent surnommée “hormone du bonheur” ou “hormone du sport”, procure une sensation de bien-être, agit comme un anxiolytique naturel et réduit la perception de la douleur.
La dopamine, quant à elle, intervient dans le mouvement, le système de récompense et le plaisir : elle renforce le sentiment de satisfaction personnelle et contribue à une meilleure estime de soi.
En somme, la course à pied dépasse le cadre de la performance sportive. Elle renforce le corps, entretient le cœur et apaise l’esprit. Accessible à tous, elle se révèle être un allié pour la santé globale, à condition d’être pratiquée intelligemment !
Eloïse Ploteau et Docteur Solène Joubert.





